Le Noyau en coulisses

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Le brigadier est de sortie…

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Dans le courant du mois de septembre, Olivier me demande si Luc et moi serions intéressés par aller représenter Le Noyau au Gala du 25° anniversaire de l’ABCD (Association Bruxelloise et Brabançonne des Compagnies Dramatiques). Acceptant directement, il nous précise que nous devrons emporter LE brigadier (note pour Xavier, c’est ce morceau de bois décoré d’un bout de velours et qui permet de faire résonner les 10 + 3 coups lors du début d’un spectacle…). Mais pourquoi déloger notre outils si bien rangé par Etienne à la fin de chaque saison ?? La réponse fut vite donnée… Toutes les troupes faisant partie de l’ABCD, comptabilisant au minimum 20 ans d’affiliation, et de ce fait ayant déjà reçu leur « Brigadier d’Honneur » auraient l’honneur de frapper, ensemble sur scène, le début du spectacle lançant les festivités de la soirée. Tout un programme !

Nous voilà donc tous les trois, Luc, le Brigadier et moi, partis pour le Centre Culturel d’Auderghem où se déroulait la cérémonie.

Mais qu’est-ce donc que l’ABCD ?

L’histoire de l’ABCD commence à la rue de Laeken, juste en face du Théâtre Flamand, au Théâtre de l’Atrium qui jouxtait les locaux de le Fédération Nationale (FNCD). Quelques compagnies occupaient la place et s’y succédaient de manière régulière. Elles avaient pour nom « Le Libre Elan », « l’Euterpe », « l’Union Dramatique et Philanthropique », et « l’Etincelle ». Dans le café qui servait de buvette, elles avaient l’habitude de se retrouver. Autour de quelques verres de bière on refaisait le monde… théâtral (tient, chez nous c’est du rosé…). On parlait de la fédéralisation de la Belgique et l’on s’inquiétait du sort qui allait être réservé à la région bruxelloise. Les scénarios catastrophes de l’époque laissaient peu de chances aux Bruxellois, voués à être assis entre deux chaises, en équilibre instable, et sans interlocuteur valable pour défendre la cause du théâtre d’amateurs de la capitale qui constituait pourtant un des fers de lance important du théâtre francophone… Au Théâtre de l’Atrium, les compagnies d’amateurs pratiquaient le « théâtre populaire », offrant le théâtre à prix réduit à ceux qui n’y avaient pas accès dans les circuits professionnels. Des menaces de fermeture planaient sur ce théâtre. Ce fut la « Muette de Portici du théâtre d’amateurs », l’élément déclencheur. Nous sommes alors le 29 août 1983.

(Extrait du programme de la soirée)

J’ai décidé de vous épargner l’historique complet pour arriver directement au 4 octobre 2008 : Gala du 25° anniversaire de l’ABCD et lancement de l’audiodescription théâtrale en Belgique. L’audio-quoi ??

En bref, l’audiodescription (AD) est une technique qui permet aux personnes non ou malvoyantes de bénéficier de la description des éléments visuels qui leur manquent pour profiter pleinement d’une œuvre artistique, que ce soit un film, une exposition dans un musée ou … une pièces de théâtre.

Emetteurs et récepteurs d’audiodescription, scène, brigadiers, acteurs en coulisses, public bien assis, tout était prêt pour lancer les festivités de cette soirées. Mais alors… je vous laisse imaginer ce que peuvent donner presque 30 brigadiers déchainés, sans répétition, sous la direction d’un chef improvisé…

Après notre prestation très… bruyante… nous avons pu apprécier « Musée haut, musée bas », pièce créée à Paris en 2004, et mise en scène par Victor Scheffer. Un vrai moment de délassement qui a pu être apprécié par tous (de nombreux non ou malvoyants se trouvaient dans la salle pour l’occasion).

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Une très belle soirée qui s’est terminée, comme tout bon Gala qui se respecte, avec des bulles…

Sylviane

28 avril 2009 - Posté par lenoyauasbl | sorties officielles | | Un commentaire

Un commentaire »

  1. Merci pour ce cours d’histoire et merci d’avoir représenté le Noyau. A jeudi.

    Comment par Laurence Thoum | 2 mai 2009 | Répondre


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